[Podcast] Épisode 2 – Le syndrome de l’imposteur

Ressources :

Épisode d’introduction
Instagram de beagle.addict
Ling-en Hsia formateur de « Passion formation »   
Définition du « Prix psychologique » 

Retranscription :

Bonjour à toi penseur de liberté,

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler du syndrome de l’imposteur.
Car peut-être que tu es comme moi et que tu l’as toi aussi !

Et si tu n’en as jamais entendu parler, c’est l’occasion.
Car cela peut concerner aussi bien toi que l’un de tes proches.
Parce qu’il est possible d’avoir le syndrome de l’imposteur sans même en avoir conscience

Mais avant toute chose, je vais donner une définition théorique de ce qu’est le syndrome de l’imposteur.
Selon Wikipédia, le syndrome de l’imposteur concerne les personnes exprimant une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel.

Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations ou des circonstances particulières). 

Personnellement j’irai plus loin que la définition de Wikipédia.
Et cela va d’ailleurs être le sujet de cet épisode.
Car la définition de Wikipédia s’accroche à ce que l’on ait déjà produit un accomplissement ou un travail pour lequel on rejette tout mérite.

Pour ma part, j’estime que le syndrome de l’imposteur concerne aussi toute personne qui refuse de croire, ou tout du moins n’est pas capable de s’apercevoir qu’elle a des qualités, des compétences, des aptitudes ou encore une expertise dans un domaine.

Avec ma définition, tu t’aperçois peut-être déjà que le syndrome de l’imposteur concerne tout simplement un peu tout le monde.
Parce qu’il touche à l’inconscient et à l’estime de soi.

Si cela devient un peu trop spirituel pour toi, ne t’inquiète pas.
Il n’y aura rien d’ésotérique dans cet épisode.

En vérité, le but de cet épisode est de te permettre de prendre conscience que tu possèdes des choses en toi qui te démarquent des autres.
Je l’avais déjà évoqué dans mon épisode d’introduction, lorsque l’on est passionné dans un domaine, ou tout du moins que l’on s’intéresse à quelque chose, on en sait automatiquement plus que 90% de la population.
Ce qui fait de nous, des experts.

Pourtant à cause du syndrome de l’imposteur, il est souvent très difficile de se rendre compte que l’on est devenu suffisamment bon pour être qualifié d’expert dans un domaine.

Un bon moyen de l’identifier pour moi c’est quand je dis à quelqu’un qu’une chose est facile et qu’on me dit, ou tout du moins qu’on me le laisse comprendre, que c’est peut-être facile pour moi, mais pas forcément pour tout le monde.

Je vais donc te présenter rapidement quelques exemples simples me concernant qui t’aideront peut-être à identifier des domaines où ton syndrome de l’imposteur t’empêche de te rendre compte que tu as une expertise.

Prenons l’exemple du blog Pensez Liberté

Je pousse tout le monde à faire un blog sur l’une de ses passions.
Car entre autres c’est un bon moyen de s’améliorer et d’en apprendre plus sur les sujets qui nous passionnent.
Parce que rédiger un article pour les autres nous oblige à nous renseigner sur ce que l’on ne savait pas encore pour faire un article de qualité et cela nous permet d’en savoir plus sur le sujet.

Mais je le conseille aussi parce qu’un blog a le potentiel de devenir un complément de revenu.
Et même de devenir un vrai travail à temps complet s’il prend suffisamment d’ampleur.

D’ailleurs si tu n’as toujours pas de blog, mais qu’est-ce que tu attends ?  
Imagine seulement un instant si tu arrivais à vivre des sujets qui te passionnent.
Ne serait-ce pas merveilleux ?
Pour moi en tout cas cela serait un premier pas vers ma liberté.

Mais tu te demandes peut-être où je veux en venir avec les blogs ?

En fait c’est assez simple quand je propose à des proches de faire leur propre blog, beaucoup me disent « oui, mais toi tu as une facilité d’écriture, tu sais trouver tes sujets et les structurer pour en parler ».

Si je suis toujours convaincu que tout le monde peut y arriver, je dois bien t’avouer qu’à force de l’entendre, j’en ai conclu que mes proches devaient avoir raison.
Ce n’est peut-être pas aussi facile que ça pour M. et Mme tout le monde.

J’en ai donc tiré la conclusion que si c’est facile pour moi et moins pour les autres, je dois quand même avoir une expertise sur ce sujet.

Si tu veux trouver tes sujets d’expertise, je te propose de réfléchir aux questions suivantes :

  • N’as tu jamais dit à quelqu’un que quelque chose était hyper facile ?
  • Est-ce que quand tu l’as dis cette même personne était très perplexe ?

Si oui, alors il faut que tu prennes conscience qu’à ton niveau tu as déjà une expertise dans ce quelque chose.

Prenons maintenant l’exemple du sport

Cela fait plus d’un an que j’ai commencé à courir toutes les semaines, à raison de 2 fois par semaine idéalement le mardi et le jeudi pour avoir au moins 48h de repos.

En soi, c’est déjà très bien.

Mais sache que pour aller courir, je me lève à 6h du matin pour être sûr de pouvoir le faire avant le travail.
Et pas en fin de journée où il me reste toujours très peu de motivation.

Pour moi, ça n’a rien d’extraordinaire, le plus compliqué est de ne pas oublier de mettre mon réveil.
Mais j’ai beaucoup de personnes qui me disent soit que je suis courageux, soit que je suis fou de tenir cette routine.

Dans ce cas, on ne peut pas vraiment parler de compétences que les autres n’ont pas, mais plutôt d’une aptitude, d’un état d’esprit qui fait que moi je vais courir quand les autres dorment.

Et donc te concernant n’y a-t-il pas une chose que tu arrives à faire « simplement », sans aucun effort et qui parait incroyable ou complètement fou pour les autres ?

Regardons maintenant l’exemple du nombre de followers

Je ne vais pas te parler du nombre de followers du blog ou du podcast de Pensez Liberté.
Tout simplement parce que cumulé je dois avoir une dizaine de personnes dans les 3/4 sont des proches.

Inutile de te dire que mon syndrome de l’imposteur se satisfait amplement de ce chiffre aussi ridicule.

Par contre tu ne le sais pas encore, mais j’ai un compte Instagram qui me sert un peu de laboratoire pour faire mes tests.
Si cela t’intéresse d’aller le voir, il s’appelle @beagle.addict avec un logo bien orange afin de me démarquer des autres.

Tu te demandes sans doute quel est le rapport avec le syndrome de l’imposteur ?

Et bien, figure toi que je suis dans un programme de formation pour apprendre à des entrepreneurs à faire des formations.
Oui c’est un peu le serpent qui se mord la queue.

Si cela t’intéresse le programme s’appelle tout simplement « Passion formation » de Ling-en Hsia, je te mettrai le lien dans les ressources.

Et bien dans ce programme, l’un des autres participants m’a félicité d’avoir déjà un compte avec plus de 5 000 abonnés.
Ce qui m’a aidé à me rendre compte qu’avoir 5 000 followers prouve que j’ai déjà une expertise d’Instagram.

Et je peux dire ça même si tout n’est pas parfait, tout particulièrement l’engagement du compte ou autrement dit les interactions, si le mot engagement ne te parle pas.

Bien sûr, ce chiffre est peut-être ridicule pour toi ou par rapport à certains comptes sur les beagles qui ont plus de 80 000 followers

Mais c’est toujours pareil, on ne parle pas ici d’être dans le top 10 des experts.
Car même si tu es au 1 000e ou au 100 000e rang mondial, tu restes quand même devant les 7 autres milliards de personnes !

Rien que ça devrait t’aider à faire gonfler tes chevilles.

À la base je ne voulais pas te donner d’autres exemples, mais en fait j’ai tout simplement oublié de te donner l’exemple le plus flagrant me concernant.

Voici donc en bonus mon exemple le plus flagrant

J’ai un collègue et ami qui a voulu se lancer dans une liste électorale sans étiquette pour une mairie.
De fil en aiguille, et sans que cela soit prévu, il est devenu le community manager de sa liste.
Et comme il débutait complètement sur le sujet, j’ai décidé de lui donner quelques petits conseils pour l’aider à atteindre ses objectifs.

Lorsque je me suis rendu compte qu’il prenait des notes et qu’il me posait des questions, j’ai compris qu’en fait je ne faisais pas que lui donner des petits conseils d’un débutant à un autre.
Mais en réalité je lui faisais plutôt une sorte de mixe entre une formation et du mentorat.

Et tout ça gratuitement en plus le chanceux !
Je rigole, il m’a lui aussi beaucoup aidé dans d’autres sujets donc il me le rend très bien.
Fred je sais que tu vas m’écouter, donc merci de m’avoir fait prendre conscience de l’expertise que j’avais déjà acquise.
Et j’espère que tu te rends compte que même si les élections se passaient mal tu as acquis énormément d’expérience grâce à celles-ci !

Pour revenir à mon cas, là encore pour moi, ce que je lui ai expliqué était « très facile » et n’avait « rien d’extraordinaire » comme tout est disponible sur Internet.
Mais le fait que j’ai pris des dizaines d’heures à m’intéresser et à me former fait que j’en sais plus que 90% de la population et que cela m’octroie un titre d’expert sur le sujet.

Le plus drôle c’est que je vous parle de tout ça et j’ai beau penser et repenser à mes exemples, une bonne partie de moi n’est toujours pas convaincue que je suis un expert.
Et cette même partie est en train de se dire, mais qui es-tu pour leur parler de tout ça ?
En quoi es-tu légitime de faire un podcast pour parler à un public ?

Un beau syndrome de l’imposteur dans toute sa splendeur.

Lorsque l’on a pris conscience que l’on a de l’expertise

Le problème qui suit c’est que le syndrome de l’imposteur revient à la charge pour nous rappeler qu’il y a des personnes bien meilleures que nous dans notre domaine d’expertise.
Et je dois bien avouer que cela doit être vrai que dans la plupart des cas il y a des personnes plus compétentes que nous.

Pour surmonter ce blocage, il faut se rappeler que les personnes qui sont meilleures que nous sont généralement :

  • moins disponibles
  • plus cher
  • peu ou pas pédagogue
  • inconscient que leur explication n’est plus adaptée à des débutants

Quand je dis moins disponible, on peut prendre l’exemple de n’importe quelle star.
Elles sont toutes très difficiles à approcher.
La facilité à atteindre quelqu’un est sans doute inversement proportionnelle à son niveau d’expertise et/ou à sa notoriété.

Donc plus une personne est débutante et plus elle sera facile à approcher.
Elle sera même souvent très contente que tu aies fait appel à elle alors qu’elle n’est pas leader dans son domaine.

Aussi tu peux envoyer balader ton syndrome de l’imposteur en lui rappelant que oui tu n’es peut-être pas le ou la meilleure mais toi au moins tu as l’avantage d’être plus accessible !

Si on parle du prix d’une personne, cela devient évident si on prend le temps d’y réfléchir.
Si tu demandes à un footballeur professionnel de venir te coacher, son coût horaire pour un entrainement 1 à 1 ne sera pas le même qu’un joueur commençant à faire ses preuves dans le petit club du coin.

Et j’irai encore plus loin, en te disant que le problème avec un professionnel, c’est qu’il y a beaucoup de notions de base qui lui seront devenues tellement naturelles, qu’il ne pensera même plus à les expliquer.
Ce qui devient particulièrement embêtant si c’est justement les bases que l’on veut apprendre !

Si cette exemple marchait très bien avec un joueur de football professionnel, j’aimerais te parler d’une expérience que j’ai vécue récemment.
Toujours dans mon programme de formation, quelqu’un avait posé une question à notre formateur.
Celui-ci a répondu en expliquant comment il fallait faire et avec mon niveau d’expertise j’ai parfaitement compris ses explications.

Mais le problème est qu’il a oublié d’expliquer des étapes intermédiaires de bases !
Résultat, je les ai rajoutés en commentaire pour être sûr que tout le monde arrive à comprendre ses explications.
Tout simplement parce que je sais qu’il y a des plus débutants que moi dans le programme.

Est-ce que l’on peut le reprocher à notre formateur ?
Pas forcément, son expertise est devenue comme une seconde peau pour lui.
Et comme il communique de plus en plus avec des personnes d’un certain niveau, il oublie inconsciemment qu’il peut y avoir des personnes de plus bas niveau qui ne comprennent pas tout ce qu’il dit.

Et pour revenir à notre syndrome de l’imposteur, c’est là que tu peux te faire ta place en aidant des plus débutants que toi qui n’ont pas nécessairement besoin de commencer avec les meilleurs des meilleurs.

Une fois que tu as compris que ton expertise pouvait être utile

Il est temps de parler argent.
Car un bon moyen de juger de son niveau d’expertise et de vaincre son syndrome de l’imposteur est d’estimer combien coûte notre expertise.
Et je peux t’assurer que trouver son juste prix est loin d’être évident !

Pour ce point, peut-être que tu ne comprends pas quel est l’intérêt d’avoir une expertise rémunérée.
Surtout si pour toi le seul intérêt d’avoir de l’expertise est uniquement pour aider les autres.

Si tu es dans ce cas, sache que si tu ne gagnes pas d’argent en aidant les autres, tu vas être obligé d’avoir un boulot à côté.
Ce qui fait que tu n’auras que ton temps libre et des moyens limités pour aider les autres.
Du coup si tu ne vis pas de ton activité, tu y perds, mais les autres aussi.

Par contre si tu arrives à vivre de ton activité, tu auras plus de temps pour aider les autres grâce à celle-ci.
Et en vivre te permettra d’apporter une aide bien plus qualitative, par exemple avec du meilleur matériel comme une meilleure caméra ou un meilleur micro.
Ou tout simplement d’aider plus de personnes parce que tu pourras par exemple louer une salle physique ou organiser un webinaire.
C’est un séminaire web si tu ne connais pas ce mot.

À ma connaissance, il existe deux façons assez simples pour se donner une idée de son expertise et de sa valeur :

  1. Tu peux te baser sur le retour des personnes que tu aides, à quel point la valeur que tu leur apportes les inspire/les transforme
  2. Et tu peux essayer de tester de rendre payant ton expertise et voir ce que les autres sont prêts à payer pour la recevoir.

Pour ce dernier point, tu peux y aller à tâtons jusqu’à trouver la bonne valeur.
Et tu auras peut-être même tendance à baisser les prix.

Mais ce n’est pas forcément recommandé.
Car aussi étrange que cela puisse te paraître, la barrière psychologique vient parfois du fait que tu ne te vends pas assez cher.

Plutôt que baisser ton prix parce que personne n’achète, peut-être qu’au contraire ta prestation devrait coûter 2 fois à 3 fois plus cher.
Car c’est parfois parce que tu as mis un prix trop bas que les clients ont peur de l’acheter.
Ils pensent tout simplement que ta prestation ne peut pas être de bonnes qualités avec un prix aussi bas.

Peut-être que tu ne me crois pas, mais sache que c’est une notion de base du marketing.
D’ailleurs les grandes surfaces ne s’en privent pas, tu peux par exemple acheter une boisson ou des gâteaux 2 ou 3 fois plus cher parce qu’il a été prouvé qu’avec un prix plus bas les clients auraient moins confiances dans le produit et ne l’achèterait pas.

Quelle serait ta réaction si on te disait demain que ta boisson favorite, disons le coca, venait à coûter 20 centimes.
Tu aurais automatiquement un gros doute sur le fait que le produit soit vraiment du coca et qu’il ait bon goût.

Dans tous les cas, tu t’apercevras qu’il y a une relation étroite entre ton syndrome de l’imposteur, ton expertise et le prix auquel tu vends tes prestations.

Par exemple même si tu es le plus grand expert au monde, mais que tu as un vrai problème avec ton syndrome de l’imposteur, tu auras du mal à te vendre.
De même si tu es toujours ce grand expert et que tu te vends à bas coût alors ton syndrome de l’imposteur sera accentué, tu n’auras pas confiance en toi.

Car finalement si tu es un expert et que tu te vends correctement, alors la confiance que tu auras va fortement réduire ton syndrome de l’imposteur.

J’espère qu’après cet épisode tu auras enfin réussi à trouver des éléments auxquels te rattacher pour réduire ton syndrome de l’imposteur et avoir la vie que tu mérites.

Et si toi aussi tu as une expérience inspirante ou des astuces qui te permettent de réduire ton syndrome de l’imposteur, alors n’hésite pas à écrire un commentaire pour partager ton expérience avec les autres.

Et je te souhaite à très bientôt pour un prochain épisode


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